L’écriture verticale

En graphologie, lorsque que l’on parle d’écriture verticale en inclinaison c’est qu’il s’agit d’une écriture qui ne s’incline ni à droite ni à gauche, elle forme avec la ligne de base un angle de 90°.

Une écriture parfaitement et constamment verticale se rencontre rarement à moins d’être très surveillée, proche alors du statisme ou de la rigidité.

Puisque ce degré d’inclinaison est à l’heure actuelle majoritaire, il convient de minorer les significations classiques qu’on lui attribue en n’en réservant le sens fort qu’aux écritures, non seulement particulièrement verticale mais encore marquées par une convergence d’autres signes graphiques prêtant aux mêmes interprétations.

Le sens général donné à la verticalité est celui d’un contrôle, d’une réserve, d’une indépendance, d’une recherche de neutralité et de la prévalence de la raison sur les affects, tous éléments pouvant favoriser l’objectivité si le milieu graphique le confirme.

Au regard du symbolisme de l’espace, le scripteur dont l’écriture est verticale prend une position circonscrite et un peu retenu par rapport à la zone de droite qui attire, pour une raison ou pour une autre, celui dont l’écriture est inclinée, que par rapport à la zone de gauche que choisit le scripteur à écriture renversée, en évitant la zone de droite.

Lorsque les lettres s’inscrivent en ne dépassant guère que de 10°, en plus ou moins, la position à 90°, la direction est peu signifiante.

Pour évaluer avec justesse le sens de l’indépendance, de contrôle, de rigueur de l’écriture verticale, il convient de voir si le graphisme reste suffisamment souple et aisé, si son mouvement n’est pas contraint. Les proportions entre les dimensions verticales e horizontales et entre les 3 zones de l’écriture, sont à observer.

Les nuances :

Il est sûr que plus l’écriture sera étrécie, plus l’ampleur de ses courbes, dans le corps des mots mais aussi dans les boucles extérieures sera réduite, plus la retenue sera importante.

Un trait net accentue les effets de la verticalité, l’angularité également (la rigueur peut devenir intransigeance) ainsi que les arrêts de continuité, les finales très courtes.

La verticalité peut servir de défense, de compensation dans une écriture trop ouverte, trop étalée.

Une verticalité un peu raide, peut, a contrario, être modérée par une ouverture, un étalement, une souplesse de la ligne.

La signification majeure est le contrôle voulu et conscient, de prise d’indépendance vis-à-vis du monde extérieur, surtout s’il y a des espaces importants entre les mots et les lignes), d’individualisme. Le scripteur obéit à la raison, donne une base à sa vie, un « tuteur » à ses sentiments, et peut paraitre froid ou indifférent dans son attitude extérieure, ce qui ne préjuge pas de la force ou de la profondeur de ses sentiments, ce sont les manifestations qui sont retenue par la redressement de l’inclinaison.

Avec une écriture aux formes tracées en script, il s’y ajoute un besoin d’anonymat, d’impersonnalité, pour différents mobiles.

Avec de grands espaces entre les mots et les lignes, un désir de retrait, d’isolement.

Avec une écriture ferme, la volonté, l’énergie résolue, la solidité des principes.

Avec des signes de réserve accentués : de la méfiance, de l’égoïsme, un sentiment de supériorité sur les autres, qui sont tenus à distance.

En résumé, dans une écriture droite ou verticale, le contrôle prend le pas sur la spontanéité

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