L’écriture régressive

En graphologie, lorsqu’on parle d’écriture régressive on s’intéresse au genre « direction » de l’analyse.

Qu’est-ce que l’écriture régressive ?

L’écriture régressive, dans sa trajectoire, se caractérise par de fréquents retours en arrière et s’oriente souvent par attraction involontaire, vers la gauche de la page, elle se trouve de ce fait freinée dans sa progression, ces gestes en retour enrayant la marche normale du tracé. 

L’importance de l’espace 

Selon le symbolisme de l’espace, la gauche de la page, l’arrière, représente les origines et y sont accolés les concepts du passé, des traditions, le culte de le famille et toute écriture de type régressif en s’orientant dans cette direction souligne un attachement particulier à ces notions, au détriment d’une prospection dynamique et confiante vers les autres et l’avenir.

Ce geste d’appropriation induit non seulement une référence trop accusée au passé, au conservatisme, mais implique aussi un constant retour sur soi, significatif d’un égocentrisme ou d’une tendance à l’intériorisation et à l’introjection.

Mais on ne parlera d’écriture régressives que dans le cas où l’on rencontrera un dosage massif de signes de ce type, la présence discrète des gestes sinistrogyre ne constituant qu’une solidification de l’écriture progressive, et le mélange de ces deux gerbes étant tout à fait courant.

L’écriture sinistrogyre vs écriture dextrogyre ?

Du latin, sinister : qui va vers la gauche, qui s’oppose à l’écriture dextrogyre, du latin dexter, droit.

Écriture sinistrogyre : qui va vers la gauche

Écriture dextrogyre, : qui va vers la droite

Que-est-ce que l’écriture montante traduit-elle ?

(Elle induit des formes annelées, des jointoiements, comporte des adjonctions au modèle calligraphique, ce qui complexifie sa lisibilité).

Face à une écriture régressive, la répartition des masses graphiques, la nature du trait, la structure du mot et l’observation de la zone où les gestes « sévissent », permettront d’expliciter les conséquences de leur présence sur le mode de raisonnement, de conduite, d’action.

Par ce geste régressif, se manifeste un instinct et une volonté d’appropriation qui prendra tantôt une forme matérielle (recherche de profit) soit une forme de possessivité affective, ou encore une forme de 3boulimie3 intellectuelle soit encore une tendance à la méditation et au lyrisme, en fonction d climat général de l’écriture.

Une fois encore une question de clarté 

Du fait de son rôle de frein, le geste régressif porte atteinte à une vision rapide et immédiate des données sur le plan intellectuel, diminue le rendement au profit du contrôle, gêne la relation à autrui qui perd sa spontanéité, en écoute, en coopération gratuite.

Mais c’est aussi un geste qui solidifie, qui renforce l’efficacité et l’acharnement autant que le raisonnement dans certains cas.

La fatigue reste souvent sans prise sur les écritures régressives de structure solide, apte aux longs efforts et à l’accrochage.

Comment donc distinguer le sens de l’écriture régressive d’une écriture horizontale, montante, ou descendante ? l’écriture horizontale va-t-elle donc être toute droite, comme la ligne de l’horizon ? son appellation nous invite à le croire !

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