La signature

Par sa signature, lors d’une analyse graphologie, le scripteur assume la responsabilité de ce qu’il vient d’écrire ou de ce qui est écrit, s’il s’agit d’un document, d’une lettre dictée.

Son importance est donc considérable en tant qu’affirmation d’une identité et authentification d’un texte.

On sait qu’en expertise, elle est souvent en question dans les testaments et les chèques en particulier.

Une écriture jamais sans sa signature

Son incidence est telle en graphologie, que la graphologue sérieuse s’interdit de faire des analyses graphologiques de document dont elle est absente.

Dans le monde des affaires, où les lettres sont tapées sur l’ordinateur, et où l’on écrit de moins en moins, elle reste un élément individuel, irremplaçable, qui ne disparaitra pas, même s’il est dangereux de l’interpréter seul en dehors de l’ensemble constitué par l’écriture habituelle et la signature.

La signature est à la fois expressive du moi, dans son identification profonde et représentative du moi social, de l’image de soi que le scripteur désire plus ou moins consciemment donner à l’autre.

Ce double aspect de la signature peut faire hésiter la graphologue, quant à son interprétation, mais en fait, dans la plupart des cas, elle est révélatrice sur ces 2 plans :

  • une signature spontanée, en rapport avec le moi intime, signifie que le scripteur ne fait pas de différence entre ce qu’il est et ce qu’il veut paraitre,
  • mais celui qui se fabrique une signature pour se composer un personnage social, révèle aussi ses motivations par le choix de son graphisme.

La signature donne une synthèse de ces 2 aspects du moi, d’autant plus riche symboliquement qu’elle laisse une plus grande liberté au geste graphique que l’écriture elle-même.

La richesse de la signature :

Par cette moindre soumission aux contraintes de la calligraphie, par ses paraphes et ses gestes qui la rapprochent du dessin, même abstrait, la signature peut permettre aussi la projection d’images inconscientes, riches en signification, à condition, toutefois, que la graphologue ne projette pas ses propres vues dans ses interprétations.

Des signatures très personnelles, marques d’individualisme, d’indépendance, se rencontrent fréquemment en France, où elles ne sont pas astreintes à la lisibilité.

Elles sont moins présentes dans des pays germaniques ou anglo-saxons par exemple.

Il est indispensable que la graphologue qui fait une analyse graphologique d’un étranger, connaisse les coutumes graphiques du pays, s’il y en a.

Par exemple, aux USA, certaines habitudes préconisent la signature apposée en bas et à gauche d’un texte dont la marge est très réduite. Faute de le savoir, elle peut se livrer à une interprétation erronée.

Des études faites sur des populations homogènes françaises de niveaux socio-culturels différents, montrent que la signature se détache presque toujours du texte par une accentuation concernant notamment : les majuscules, la dimension, la direction montante, les soulignements. Dans quelques cas, la différenciation peut être infime ou négative : dimension réduite, manque de fermeté par exemple.

La signature est un microcosme qui, à lui seul, demande à chaque fois une réflexion approfondie, souvent difficile car lourde de conséquences dans les jugements qu’elle entraine, surtout en utilisation professionnelle où elle influence la décision finale quand celle-ci est hésitante.

Conférence-atelier à Paris

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