L’écriture aérée

L’écriture aérée, en graphologie, est aussi l’un des éléments fondamentaux de l’Ordonnance, ou autrement dit, de la mise en page, d’un texte manuscrit.

Qu’est-ce que l’écriture aérée ?

L’écriture aérée se distingue par une organisation équilibrée et souple du graphisme. Elle comprend une répartition claire des noirs et des blancs (mots et intervalles) ainsi qu’un agencement proportionné des marges et des alinéas. Délimité par le blanc, mis en valeur par l’espace, le mot se détache avec netteté et acquiert ainsi une structure et une entité claires. Le champ graphique apparait maitrisé. 

Les intervalles créent la structure, ils augmentent la lisibilité, établissent les limites ; ils sont le principe qui fait ressortir et qui élimine (Pulver : le symbolisme de l’espace).

Grâce au recul que l’écriture aérée lui permet de prendre vis-à-vis de ses idées et de ses pulsions, le scripteur a la faculté de les ordonner, de les contrôler. Il peut alors entretenir, tant avec lui-même qu’avec le monde extérieur, une relation suffisamment autonome.

L’écriture aérée est liée à un bon degré de maturité. 

Tout est question d’équilibre

Avec l’écriture aérée, un bon équilibre est trouvé entre les masses graphiques, elles se répartissent bien et le mot est bien mis en valeur par l’espace.

L’écriture aérée constitue en même temps le degré médian d’espacement entre les mots et une espèce plus globale puisque comme le définit son nom, l’air y circule aisément. Les lignes suffisamment espacées, les alinéas, les marges, contribuent à la clarté de l’ensemble du texte manuscrit, à bien donner au mot son entité

Quel sens a l’écriture aérée ?

Selon le contexte graphique, les interprétations varient quelque peu, mais gravitent autour d’une organisation de la pensée et de l’action qui fonctionne de manière raisonnée et efficace. Elle est signe de clarté d’esprit, de réflexion et de hiérarchisation des valeurs. Et, quelle que soit la nature de la problématique d’un individu, celui-ci, grâce au recul pris vis-à-vis de cette problématique, la relativise. Il prend ainsi conscience de ses possibilités comme de ses limites (de la même manière que les mots sont délimités par l’espace) et se trouve, par conséquent, en mesure d’établir avec son environnement des échanges aussi différenciés qu’adaptés.

En positif

Il s’agit d’une espèce positive, qui induit une aisance graphique et psychique, au rythme équilibré. Elle valorise tous les types d’écriture, témoignant que les possibilités du scripteur sont bien utilisées, compensant un manque de souplesse ou une fragilité en raison de capacités d’adaptation et d’échange qu’elle suppose.

Attention 

Il faut savoir l’apprécier, mais il ne faut pas la survaloriser : la force et l’originalité de la personnalité sont données par l’ensemble graphique dans son homogénéité. L’écriture aérée permet l’action harmonieuse des autres espèces. 

Sur le plan intellectuel : 

L’écriture traduit une pensée claire, communicable, un jugement mesuré, qui fait la part des choses, entre la rigueur et la tolérance

Mais, …

La contrainte, l’inhibition, l’impulsivité ne s’expriment pas par ces types d’espacement qui témoignent du sentiment d’une juste identité, donc d’une maturité.

Mais lorsque l’air ne circule pas si bien, que lignes se rejoignent presque, ce qu’on appelle l’écriture enchevêtrée, qu’est-ce que cela veut dire ?

À lire aussi : 

Conférence-atelier à Paris

Je vous invite le Jeudi 23 Septembre, de 18h à 20h30, au 152 avenue Malakoff Paris 16ème.