Gaucher ou droitier ?

L’écriture des droitiers et l’écriture des gauchers est un vrai sujet en graphologie.

Cette particularité de l’écriture n’est pas détectable par la graphologue si on ne lui dit pas, or c’est une information importante à connaitre.

Si nous abordons le seul fait d’écrire de la main gauche, plusieurs interrogations se posent : 

  • Le sens gauche/droite des calligraphies est-il un handicap, gêne-t-il le gaucher dans son mouvement de translation ?
  • Au niveau de l’habileté manuelle même, en particulier pour les activités psychomotrices très fines comme l’écriture, le gaucher a-t-il plus de difficultés que le droitier ?
  • Le gaucher a-t-il une écriture à part, du fait même qu’il est gaucher, identifiable comme telle et masquant l’expressivité de son caractère ?
  • Une graphologue peut-elle analyser une écriture de gaucher comme celle d’un droitier, ou ne risque-t-elle pas de faire une étude erronée si elle ignore que l’écriture qu’elle analyse émane d’un gaucher ?

Peut-on analyser valablement une écriture de gaucher comme une écriture de droitier ?

Il est notoirement connu que l’écriture est une praxie commandée par le cerveau, expressive comme tous nos gestes, que la main n’est que l’instrument d’élection de cette praxie, et que la main, soit la gauche soit la droite, ne doit donc rien changer à cette expressivité.

D’ailleurs l’extrême diversité des écritures de gauchers est le meilleur garant pour la graphologue de leur expressivité.

Mais l’analyse ne va-t-elle pas être faussée par une maladresse qui peut subsidier, ou par un symbolisme de l’espace qui devrait s’applique différemment ?

  1. La graphologue, par prudence, peut minorer ce qu’il pourrait y avoir de négatif dans l’interprétation de la maladresse de l’écriture de gauchers, mais à l’âge adulte, les maladresses graphométries de l’enfance, si elles ont existé, sont en général compensées.

    Si elles persistent, rien ne prouve qu’elles ne font pas partie intégrante du faciès de l’écriture, expressives des difficultés autres qu’instrumentales et que le gaucher aurait aussi eues avec la main droite s’il avait été droitier.

  1. Peut-on appliquer à l’écriture de la main gauche le même symbolisme de l’espace que celui qu’on applique à l’écriture de la main droite ? c’est-à-dire, le symbolisme de la gauche et de la droite.

    L’éventualité d’un symbolisme inversé, ne saurait être applicable pour l’écriture à partir du moment où le gaucher, en s’adaptant à notre calligraphie, fait siens, en même temps l’espace graphique du droitier et son mouvement de translation, et dans cette acquisition très différenciée, s’est coulée dans le moule du droitier.

L’ordonnance en général, les marges ont donc la même symbolique.

Il en est de même de l’orientation sinistrogyre (gauche) ou dextrogyre (droite) du tracé dans sa forme et sa continuité.

Une seule caractéristique permet d’identifier une écriture de gaucher, ce sont les signes libres et soulignements tracés de droite à gauche, mais la difficulté de les repérer à coup sûr en minore l’intérêt indépendamment du fait qu’ils n’accompagnent pas toutes les écritures de gaucher adultes.

En conclusion : 

Il n’y a pas d’écriture de gaucher en tant que telle.

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