Fausse signature

Texte inspiré du livre « l’expertise en écriture et en signatures »

d’André Müch

Par définition, une signature est un nom qu’un individu appose sur un document pour attester qu’il en est l’auteur ou qu’il en approuve le contenu.

En général, la signature d’une personne est souvent particulière et plus personnalisée que son écriture.

De plus la façon de signer d’une personne est relativement constante.

La signature est un geste spontané, naturel, voire automatique, plus ou moins évolué et complexe.

Elle est personnalisée, plus que ne peut l’être l’écriture.

La signature ne fait pas l’objet d’un apprentissage défini, elle est une création, plus ou moins originale, plus ou moins éloignée de l’écriture.

Elle va changer, évoluer, se personnaliser au fil des années, en fonction de la vie du scripteur, de son âge, de son état de santé.

On observera en particulier la vitesse, la forme, la pression, qui sont symptomatiques.

Lorsqu’une signature contestée présente trop de différences avec des signatures authentiques, il faut que l’expert se mette en alerte : le but du faussaire est d’imiter au mieux le graphisme à reproduire, il veut éviter à tout prix d’attirer l’attention en ajoutant des différences au niveau de la forme, du format ou d‘autres éléments graphiques. C’est pour cela que ce n’est pas bon signe lorsqu’il y a trop de différences.

Il est plutôt assez facile de démontrer qu’une signature a été imitée, il est néanmoins très difficile, voire impossible de découvrir l’auteur qui est à l’origine de cette contrefaçon, et ce d’autant plus si celle-ci est le résultat d’une imitation servile.

Il n’existe pas 2 signataires identiques, tout comme nous ne trouverons jamais 2 écritures identiques.

En expertise ou en comparaison d’écriture, il s’agit donc bien d’un examen unique, précis, propre à cet individu là en particulier.

Quelle que soit la nature du ou des documents en litige qui portent une signature à examiner, il est nécessaire et essentiel de fournir à la spécialiste des spécimens d’écriture et de signatures spontanés et dictés de la personne suspecte. Ainsi, les spécimens spontanés à collecter sont du même type, la date doit être contemporaine au litige et le type d’écriture similaire, bien qu’une signature soit généralement de type cursif.

Le matériel étant plus restreint dans le cas des signatures, certaines règles sont à observer dans le choix du matériel à dicter.

De plus, la préparation diverge quelque peu si l’on fait « signer » une personne d’un nom différent du sien.

Cette situation est fréquente dans les dossiers criminels où un prévenu ou un suspect peut avoir signé des documents sous une autre identité ou un faux nom.

Les prénom et nom que l’on choisit de demander à la personne sont similaires à ceux en litige et peuvent être tirés d’un livre d’adresses ou d’un répertoire par exemple.

Il est important de dicter plus d’une fois. Pour terminer, il est recommandé de dicter la signature litigieuse au complet.

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