La pression

En graphologie, lorsqu’on parle du genre PRESSION,on s’intéresse à la matière du trait dont la forme émergera du papier.

La pression est l’un des signes les plus difficile à apprécier, car elle concerne la dimension profonde de l’écriture.

Pression irremplaçable

C’est une réalité physique, liée à ce qui est le plus instinctif et le plus révélateur du scripteur, et la plus singulière aussi. C’est la raison pour laquelle il est indispensable pour la graphologue d’avoir un document original.

La forme aussi bien que le mouvement de l’écriture sont sous la dépendance de la pression : une forme légère ou lourde s’enracine dans un vécu différent, même si le tracé est similaire.

Appuyer ?

Dans son apprentissage, l’enfant appuie sur sa plume sur le papier avec fierté qui devient le partenaire de son travail : appuyer, c’est montrer sa force.

Ne pas appuyer, c’est rester à l’écart du conflit, éluder, glisser en surface, préférer l’imaginaire à la réalité.

Appuyer de manière variable, c’est avoir des craintes subites, des variations de confiance en soi, des passages d’anxiété.

La pression enregistre le ressenti de tout ce qui a dû être canalisé, refoulé, brimé, dressé par la discipline éducative et aussi de ce qu’elle a apporté positivement en volonté, maitrise de soi, contrôle, autorité sur les autres et sur soi-même.

Comment ça marche ?

Cette pression s’exerce généralement du haut vers le bas, dans les pleins. Il arrive qu’elle soit inversée, déportée vers la droite dans une volonté de contact ou de réalisation forcée ou bien repliée vers la gauche dans une attitude de résistance.

Il est important de voir à quel endroit de l’écriture et dans quelles directions se situent les surcharges ou les allègements de la pression.

Quelle conclusion en tirer ?

Pour un scripteur à forte vitalité, appuyer sur sa plume traduit son besoin de se confronter à l’obstacle, de créer une situation d’affrontement.

La pression sera forte également chez ceux qui vivent un conflit secret, résistent à leur malaise interne, font des efforts de volonté et de contrôle d’eux-mêmes 

La différence avec les précédentes, se trouve dans le rapport de la pression et du mouvement, celui-ci étant inhibé dans son avancée et se développant dans la dimension en profondeur.

La pression varie au cours de la page écrite mais aussi dans les mots et les lettres, elle peut alourdir un signe de ponctuation, alléger les hampes, enfoncer une barre de T ou une liaison, elle témoigne ainsi de la sensibilité du geste qi n’a pas la même tension suivant la forme et la prise d’espace.

L’écriture est normalement rythmée par l’alternance des pleins et des déliés qui constituent comme un relief. Ce sera un signe d’équilibre entre l’action et la réceptivité, le scripteur sachant faire la part des choses dans sa réflexion et dans sa vie courante.

Un trait sain présente de multiples et secrètes différences de couleur qui sont des indices de sensibilité personnelle et de réactivité au milieu ambiant.

Espèces concernées ans le genre pression : ferme, nourrie, acérée, légère, pâteuse, blanche, massuée, épaisse, appuyée.



Conférence-atelier à Paris

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